Poste par le nov 24, 2011 dans Art | 0 commentaire



L’art contemporain est constitué de différents courants et le « land art » en fait partie. Il s’agit d’un art qui s’exerce dans la nature où les artistes réalisent des compositions souvent immenses, faites de bois, de terre, de rochers, de sable…, et aussi d’objets divers, qui s’intègrent dans un milieu naturel, mais aussi en ville.



Débuts et motivations du « land art »

Pour l’art contemporain, 1968 aura été une année charnière puisque c’est à la fin de cette année-là qu’a eu lieu la première exposition de « land art », Earthworks. Des artistes comme Robert Marris, Robert Smithson ou Walter de Maria… se sentant à l’étroit dans leurs ateliers et galeries d’art ont alors décidé de réaliser leurs œuvres dans la nature, sans contrainte d’espace ni de taille, avec pour seul objectif une intégration à l’environnement et la mise à disposition à tous les publics. Les œuvres ainsi présentées peuvent être réalisées par un seul artiste ou par un groupe d’artistes qui se réunit dans une ambiance de fête pour partager son art avec le plus grand nombre. Le plus souvent d’ailleurs, ces réalisations sont éphémères et seront détruites à plus ou moins long terme par les éléments naturels, mais parfois elles modifient durablement ou provisoirement l’aspect d’un lieu ou d’un paysage.

Des créations remarquables

Les artistes qui s’expriment par le biais du « land art » sont assez nombreux et leurs œuvres sont parfois démesurées. Ainsi, Robert Smithson avait réalisé, en 1970, une sorte de jetée de 457 m de long, se terminant par une spirale de 5 m de large, sur la rive du Grand Lac Salé. En 1972 par exemple, cette jetée avait disparu en raison d’une brutale montée du niveau du lac. Si le « land art » se pratique généralement avec des matériaux issus de la nature, certains artistes y ajoutent des objets comme Christo et Jeanne-Claude avec leurs « emballages » de monuments ou les 2.700 parasols jaunes ou bleus installés simultanément au Japon et sur la côte californienne. Il est facile de concevoir que chaque individu peut pratiquer cet art, même si le gigantisme n’est pas à la portée de tous, l’intégration d’une œuvre dans un paysage est facilement accessible.

Image: MM – FotoliaSimilar Posts:

Leave a Comment