Vieille de plusieurs milliers d’années, la peinture chinoise est un art qui cherche à « exprimer l’âme et le mouvement intérieur de l’être », plus qu’à représenter des formes.
Les styles
D’une façon générale, une peinture chinoise est toujours constituée d’un ou plusieurs poèmes, de calligraphie, d’une image et de la signature de l’artiste. Toutefois, il existe plusieurs styles de peintures. Les styles Gongbi (« le pinceau habile »), Baimiao (« dessin au trait ») et Mogu (« sans ossature ») appartiennent à la même famille. Ils se distinguent par leur finesse et leur précision. Toutefois, dans le Biaimiao, seuls les contours sont dessinés à l’encre noire, tandis que dans le style Mogu il n’y en a pas. Le Xieyi (« écrire l’idée ») et le Shuimo (« encre et eau ») sont deux styles aux traits plus épais et qui utilisent des dégradés. Le Shuimo n’utilise cependant que l’encre noire. Il existe d’autres styles, mais la plupart d’entre eux sont des dérivés des styles précédents.
Le matériel
La peinture chinoise utilise des outils et des supports qui lui sont propres et adaptés à un ou plusieurs styles particuliers. La peinture chinoise utilise une grande variété de pinceaux, mais on en distingue surtout trois types. Le Yang Hao est un pinceau très souple à poils de chèvre et particulièrement utilisé pour peindre des grandes surfaces ou des dégradés. Le Lang Hao est quant à lui un pinceau plus rigide en poils de loup, il est utilisé pour dessiner des traits plus précis. Enfin, le Jian Hao est un pinceau dont le cœur est constitué de poils de loup et le contour de poils de chèvre. Ainsi, cet outil combine parfaitement les caractéristiques des deux pinceaux précédents. Côté support, on utilise deux types de papier de riz : le Shengxuan, un papier très absorbant et idéal pour faire des dégradés ou de la calligraphie. Et le Shu Xan, qui est au contraire non absorbant et destiné aux peintures plus précises. Traditionnellement l’encre utilisée a la forme d’un bâtonnet que l’on frotte avec une pierre à encre afin d’obtenir une poudre, que l’on mélange ensuite avec un peu d’eau.
Image: Ignatius Wooster – Fotolia
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